Des Montagnes d'Histoires, le magazine de la Destination Peisey-Vallandry - 2 : Automne-Hiver 2016-2017

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La neige n’a pas de racines : elle s’en va au printemps et il faut alors exercer un autre métier.

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Tête-à-tête

Quand Hubert Poccard dame...

Hubert Poccard est responsable des dameurs du domaine des Arcs et de Peisey‑Vallandry. 42 personnes travaillent pour lui et il dirige 6 engins : 5 machines d’alpin et 1 machine dédiée pour le ski de fond.

Quels sont les enjeux de votre métier ?

Hubert Poccard : Réaliser une bonne sous-couche est essentiel et détermine en grande partie la réussite de la saison de ski. Plus la neige est compactée, mieux elle résiste à l’abrasion des skieurs et aux températures sur le long terme. D’où l’importance de faire une sous‑couche impeccable en début de saison. Nous commençons à travailler vers le 15 novembre.


Quel est votre journée - ou nuit - de travail type ?

Nous damons quand les pistes sont fermées. Après le ski s’il fait beau, soit entre 17h30 et 2h30 environ. Et s’il neige, ou en cas de production de neige de culture *, de 2h du matin à l’arrivée des skieurs sur les pistes. Je surveille 5 ou 6 météos différentes pour faire le planning de mes équipes.


Dans ce métier, il faut aimer la solitude car, même si on fait partie d’une équipe, on est seul aux commandes de son engin. À part quelques skieurs égarés qui sortent de la forêt la nuit (eh oui, cela arrive !), et bien sûr des animaux - renards, lièvres, chevreuils, bartavelles, perdrix blanches - on ne croise pas grand monde sur les pistes.


Comment devient-on dameur ?

Je reçois 80 à 100 demandes annuelles pour devenir chauffeurs de dameuses. Or il n’existe pas d’école ! Je fais passer un entretien et je retiens les jeunes passionnés, qui connaissent bien la montagne et aiment la mécanique. Je les forme sur le terrain et, à l’issue de la saison, ils se présentent au certificat de qualification professionnelle mis en place avec le syndicat des remontées mécaniques. Mais ils doivent posséder une autre corde à leur arc car la neige n’a pas de racines : elle s’en va au printemps et il faut alors exercer un autre métier.


* La neige de culture est issue des canons à neige.


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